Acheter un bien : ce qu’il faut savoir sur les travaux de copropriété

5 janvier 2026

Un chiffre seul suffit à donner le ton : en France, près de 8 logements sur 10 vendus chaque année sont en copropriété. Derrière ce pourcentage massif se cachent des réalités parfois inattendues pour l’acquéreur, notamment la question des travaux collectifs, capables de bouleverser un budget bien ficelé. Avant de signer, il vaut mieux savoir où l’on met les pieds.

Se renseigner sur l’état de l’immeuble

Avant de s’engager dans l’achat d’un appartement ou d’un lot en copropriété, il faut prendre le temps de décortiquer l’état réel de l’immeuble. Deux documents sont à examiner de près : le carnet d’entretien de la copropriété et le diagnostic technique global. Le carnet d’entretien, véritable carnet de santé de l’immeuble, retrace l’historique des gros chantiers menés (rénovation de toiture, remplacement de chaudière, ravalement de façade) et détaille les interventions nécessitant, par exemple, la location de nacelle. On y trouve aussi la liste des entreprises intervenues, comme Boels, les contrats d’entretien en cours et le calendrier des prochains travaux décidés en assemblée générale.

Le syndic gère et actualise ce carnet, qui doit être accessible à tout acheteur potentiel. De son côté, le diagnostic technique global donne une vision claire de l’état général du bâti. Ce rapport va plus loin en listant les interventions à envisager sur la prochaine décennie, avec une estimation des coûts à la clé. L’objectif : anticiper pour ne pas avoir de mauvaise surprise. Depuis plus de dix ans, ce diagnostic est imposé à tout bâtiment mis en copropriété de longue date.

Les dispositions légales concernant les travaux de copropriété

Se lancer dans l’achat d’un logement en copropriété impose de se pencher sur le cadre légal entourant les travaux collectifs. La réglementation prévoit que, dès lors que la copropriété existe depuis plus de cinq ans et regroupe plus de dix lots, une enveloppe dédiée doit obligatoirement représenter au moins 5 % du budget annuel. Cette réserve financière vise à anticiper les travaux à venir et éviter que chaque copropriétaire ne soit pris de court lors de grands chantiers. La participation de chacun se calcule selon les tantièmes, c’est-à-dire la part détenue dans l’ensemble immobilier. Avant d’acheter, il est donc impératif d’examiner le montant des charges pour ne pas se retrouver pris au dépourvu lors du vote d’un ravalement ou d’une rénovation des parties communes.

Se renseigner sur les charges de copropriété

L’acquisition d’un bien dans un immeuble collectif implique de contribuer à deux grandes familles de charges. Voici ce qui les distingue :

  • Les charges courantes : elles couvrent l’entretien quotidien, la gestion administrative, la maintenance des équipements et la préservation du bâtiment.
  • Les charges exceptionnelles : elles varient selon la nature de la copropriété et peuvent concerner des investissements ponctuels comme l’installation d’un interphone collectif, la fibre optique, la modernisation d’un ascenseur ou la pose d’un digicode. Leur répartition dépend de l’utilité pour chaque lot.

Les avantages d’acheter un logement en copropriété

Opter pour la copropriété, c’est aussi bénéficier de plusieurs atouts qui facilitent la vie. L’entretien général et les réparations majeures sont pris en charge par le syndic. La proximité entre voisins renforce le sentiment de sécurité : un inconnu dans les parties communes ne passe pas inaperçu. À cela s’ajoutent les équipements communs, piscine, salle de sport, spa, souvent inaccessibles dans une maison individuelle. Les charges sont mutualisées, ce qui allège la note pour chaque résident. Enfin, la taxe d’habitation dans ce type de logement reste généralement inférieure à celle d’une maison indépendante.

En copropriété, chaque décision collective façonne le quotidien de tous. Acheter, c’est aussi accepter de composer avec cette réalité partagée, et parfois, la promesse d’un confort inattendu derrière la porte d’entrée.

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